jeudi 31 décembre 2015

Palais, business et traditions

Dernière rencontre de l'année, et pas des moindres!
Avec la famille royale de Chotaudepur, ancien état princier de l’Est de Gujarat : loin du monde, vous visitez leur palais exceptionnel et pénétrez dans l’histoire de cette famille. Vous comprendrez pourquoi le dernier des fils est aujourd’hui Maharaja, vous replongerez dans les fastes d’antan via les souvenirs de la Rajmata, et apercevrez ce que risque de devenir la vie de ces heureux du monde… Que signifie être un Maharaja dans la république indienne aujourd’hui, et à quoi ça peut bien servir… His Highness himself répondra à ces questions…
« Instantanés du monde à Chotaudepur» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 30 décembre 2015

Epinal, made in Dubaï

Sur la route de Hatta, aux Emirats, les 4X4 filent au milieu des dunes de sable. Il y a longtemps que les méharées ne suivent plus les routes ancestrales du désert des déserts à la côte des pirates. Pourtant, deux hommes en blanc mènent une caravane de dromadaires, à vue d’œil de la route de Hatta. Si les émiratis roulent en 4X4, ils aiment encore à avoir quelques animaux, dans le désert, qu’ils viennent visiter de temps à autres. Et puis, bien-sûr, les touristes demandent du camélidé sur fond de dune : alors ces dromadaires sont là aussi pour ça : donner du relief au désert, faire de belles images…
En vérité en vérité, les images sont bien vivantes : ces deux-hommes là, servent peut-être la nostalgie de leurs propriétaires ou l’exotisme des cartes postales, mais leur vie quotidienne, à eux deux, est bien réelle, et n’a rien du folklore….
Suivez-les aujourd’hui à 13H30 dans « Instantanés du monde à Hatta » sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

mardi 29 décembre 2015

Dans la tanière d’une bête de mode…

Mais non, il ne se cache pas dans ce petit village de Goa, Wendell Rodricks.
Il se nourrit.
A l’abri des influences, des tendances, des menaces qui pourraient perturber son processus créatif. Aller piocher dans le vocabulaire d’un pays, d’une région, c’est le conseil qui avait été donné à ce créateur de mode par les pontes de la maison Yves Saint Laurent. Que cela ne tienne, Wendell se replonge dans un village et des forêts d’enfance, et en tire des collections uniques, qui sortent du lot des soieries-couleurs -broderies et paillettes chères aux créateurs indiens. Partagez une journée de mousson avec ce francophile goannais, et vous comprendrez pourquoi, ils se cachent tous ici, les écrivains, les peintres, les créateurs.
Mais non, ils ne se cachent pas, ils vivent…
« Instantanés du monde à Colvale» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr

lundi 28 décembre 2015

La valeur de l’argent

Ils ne sont que deux, et fournissent la presque totalité des communautés du Kutch, dans ce qu’ils ont de plus précieux, ou presque. Chez ces peuples de pasteurs nomades, il n’est que deux richesses : le bétail et les bijoux. Mukesh Pomal et son fils Jay s’activent depuis des décennies, comme leurs parents avant eux, pour fournir les bijoux d’argent des Rabaris, des Jats, des Ahirs ou des Somas. A converser avec eux dans leur minuscule atelier d’orfèvre de la capitale, vous découvrirez la vraie valeur de ces bijoux – plus pratique et symbolique qu’ostentatoire, - et les valeurs de ces artisans traditionnels, qui, par leur savoir-faire et leur créativité, apportent une immense valeur ajoutée, à ce qui n’est, en somme, que de l’argent…
« Instantanés du monde à Bhuj» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau



Derniers feux, premières aurores

Cette semaine, les "Instantanés du monde" s'embrasent!
Dès aujourd'hui, plongez dans les feux des fondeurs d'argent, dans le Kutch
demain, dans les folies évanescentes d'un créateur de mode, à Goa,
mercredi, dans celles des chercheurs tentant de transformer des chameaux en lama ou vice versa
jeudi, mettez vos pas dans ceux d'un jeune Maharadja qui rêve de revoir le cristal étinceler en son palais, et les bijoux des femmes, et les rires et la musique, les feux de Bengale et l'espoir.
Derniers embrasements de l'année
vendredi est un autre jour
certains la commencent en marchant sur le feu
suivez-les
à 13H30, sur Outremer 1ère
Photographie©Anne Bonneau

samedi 26 décembre 2015

De passage

Il en voit
des visiteurs de passage
mon interprète
Muhsin.
Comme depuis des siècles
ici
à Zanzibar
île de passage
de brassage.
Du coup
les mots aussi
parfois
passent
un peu vite
"On leur raconte n'importe quoi aux touristes, c'est du business"
dit Muhsin
en parlant de l'histoire de l’esclavagisme.
Pas si facile d'avoir les vraies infos
les vraies
vérités
historiques.
Du coup
Muhsin m'interroge
pour voir
si c'est vrai
aussi
ce que lui ont dit les touristes de passages.
Que chez nous
on n'a pas de dot, pour se marier.
C'est vrai.
"Mais alors, on peut avoir une femme gratuitement?"
Comment dirais-je...
On a eu de longues conversations avec Muhsin.
Il y en a même des bribes
dans cet "Instantané du monde à Shangani" (cliquez ici, vous entendrez)
cadeau.
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 25 décembre 2015

L’âme et la culture

Pas une vallée des îles Marquises qui ne se targue de sa chapelle, son église voire sa cathédrale. Et pourtant, seuls quatre prêtres sont en charge du diocèse. Pas simple de se vouer à chacune des ouailles, de bondir d’île en île, de vallée en vallée. Père Emile est Marquisien et évoque, entre une messe et un mariage, les caractéristiques de son archipel, en matière de religion, de valeurs familiales, de foi et de vocation. Les premiers missionnaires catholiques sont arrivés chez lui au début du XIXème siècle, et les premières relations avec la population ne furent pas des plus cordiales. Qu’en est-il aujourd‘hui, à l’heure du renouveau de la culture Marquisienne ? Des dévots, et d’autres, vous donnent leur sentiment sur cette alchimie de l’âme, entre la terre et le ciel.
« Instantanés du monde dans les églises marquisiennes» c’est aujourd’hui à 13H30 (après la messe, donc !) sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 24 décembre 2015

Robe pourpre et 36 vœux

Jamais vu autant de moines au mètre carré ! Enlevé par cette marée pourpre, Instantané du monde se retrouve en plein cœur d’un couvent, dans cette petite ville de Mac Leod, en Inde du Nord, refuge de nombreux Tibétains en exil. Une jeune nonne vous ouvrira les portes de son quotidien, et à travers ses engagements, vous découvrirez beaucoup plus qu’un choix de vie. Une existence d’études et de prières qui permet de sauvegarder l’identité tibétaine, malmenée sous d’autres cieux… Pour le plus grand bénéfice… du monde entier !
« Instantanés du monde à Geden Choeling» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Des choses utiles

C'était là
autrefois
le marché aux esclaves
de Zanzibar.
Quand les Anglais ont compris
que ce n'était peut être pas
ce qui se faisait de mieux
comme commerce
après l'abolition
ils ont voulu
"purifier" comme le dit mon interprète
les lieux.
Pour ce faire
ils ont construit
des choses "utiles pour les gens"
à la place du marché.
Utiles
entendez
un hôpital
une école
une église
un jardin.
Que chacun coche
ce qui est
pour lui
de plus
utile.
Et la mémoire des esclaves dans tout ça?
Elle est encore là
dans les paroles des Zanzibarites
qui se souviennent
ou brodent
quand ils ne savent plus.
Ecoutez Muhsin, Salim et les autres
parler de leur histoire
ici
à Zanzibar
dans "Instantanés du monde à Shangani" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau


mercredi 23 décembre 2015

Madame prie

Trois paroisses se partagent les bonnes âmes de la petite île des Australes Raivavae. Madame Pasteur en chapeaute deux. Elle a 26 ans, n’est pas d’ici, et se coule dans les usages des insulaires de cette île éloignée de la Polynésie. Elle est pasteur. A ses côtés, vous découvrirez l’attachement des paroissiens de Raivavae pour la religion protestante. Vous découvrirez aussi les batailles auxquelles se livre cette jeune pasteur : contre les vestiges du passé, pour attirer de nouvelles ouailles. Avec nonchalance et humour, cela s’entend…
« Instantanés du monde à Vaiuru» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Ni maître ni valet

C'est ce qu'il dit
Salim Rashid
cet historien Zanzibarite
ici
nul ne se targue
de "descendre"
d'un maître
expert en commerce de bois d'ébène
ou d'un esclave.
En transit
les esclaves envoyés à la Réunion
ou à l'île Maurice
comme l'or ou l'ivoire
qui nourrissaient les sultans.
Du coup
que reste-t-il
de l'histoire
de l'esclavage
à Zanzibar?
Des histoires.
On vous les raconte
dans "Instantanés du monde à Shangani" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

mardi 22 décembre 2015

En quête d’équilibre, chez les Bishnoïs

C’est dans une région des plus austères qu’est né le Bishnoïsme, cet art de vivre, cette religion que l’on dit inspirer aujourd’hui les écologistes. Comment concilier la vie de tous en milieu aride ? Comment partager les ressources naturelles avec équité ? Au XVème siècle de notre ère, le gourou Jambeshwar avait déjà une idée très contemporaine de la question qui nous occupe aujourd’hui… Il propose 29 solutions pour plus d’harmonie sociale et environnementale. Venez passer une journée au milieu du désert du Thar, au temple de Jajiwal, où Swami Vishuda Nand et Khamu Ram Bishnoï vous font partager leurs convictions, et leur désir de « sauver » ce monde…
« Instantanés du monde à Jajiwal» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Vivre avec l'histoire

C'est Latifa qui nous invite
à entrer chez elle
dans ce palais
de l'esclavagiste Tipu Tipu.
Elle nous prévient
il n'y a pas de lumière
encore
une coupure d'électricité.
Du coup elle hésite.
Pas qu'elle soit inquiète
de nous voir nous tordre les chevilles
sur le marbre fendu
des sols
ou le bois craquant des escaliers
mais c'est elle qui craint
les fantômes
de ces lieux chargés d'histoire.
"On a fait des cérémonies pour s'en  débarrasser
il y en a moins maintenant
mais c'est le sang qu'il faut éviter
on ne peut pas tuer d'animaux ici"
Entrez
chez Tipu Tipu
dans "Instantanés du monde à Shangani" (cliquez ici pour suivre Latifa)
Photographie©Anne Bonneau

lundi 21 décembre 2015

Lampes à huile, mystère et dévotion…

Lorsque le Sud de l’Inde est évoqué, tradition et religion sont les deux vertus qui semblent le plus le caractériser… 
Incursion dans un des berceaux de la religion tamoule, le fameux temple de Chidambaram : un complexe immense où vivent Shiva Nataraja, Parvati et famille élargie, que vous rencontrez aux côtés de Kavitha, jeune Indienne en visite spirituelle. Il faut suivre les rites pour les comprendre, questionner Inyappamoorthy Deekshithar, un jeune prêtre érudit pour tenter de percer le mystère de Chidambaram… Vous perdrez-vous dans ce labyrinthe spatial et temporel ? Aurez-vous la bénédiction d’apercevoir la lumière céleste émanant du dieu Shiva ? Une promenade au temple permettant de mesurer la place tenue par la religion dans le quotidien des Tamouls.
« Instantanés du monde à Chidambaram» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Dessine moi un ciel

Cette semaine, les "Instantanés du monde"
ont demandé
aux uns, aux unes, aux autres
de dessiner
leur ciel
avec
tout
ce
qui
va
dedans.
Tout à l'heure, à 13H30, à Chidambaram, on voit Shiva danser là-haut,
demain, on nourrit des gazelles au temple de Jajiwal, pour s'attirer des bénédictions
mercredi, vous rencontrerez une jeune femme pasteur, dans les paradisiaques îles australes
jeudi, prenez la robe d'une jeune nonne, à Dharamsala, et glissez-vous dans son quotidien
vendredi
c'est noël
partez aux Marquises
les églises sont pleines là-bas
de chants (pas de Brel, mais enfin...)
de ukulélé
et de parfums (aphrodisiaques dit-on, mais chut...)
Chaque jour, à 13H30, un brin de Nirvana, ça vous dit?
c'est !
Photographie©Anne Bonneau

Signe extérieur

Porte de bois
dalles de marbre
clous de bronze
et sculpture raffinée
c'est un signe.
Signe d'opulence
de prospérité
de richesse.
Normal.
Vous êtes ici devant l'humble demeure
de Tipu Tipu
marchand d'esclaves
à Zanzibar.
Bon ok, il ne vit plus guère ici
et une flopée de familles
se partagent ses appartements somptueux.
Mais enfin
c'est ici
qu'il stockait
aussi
ses cargaisons d'esclaves.
Ce n'est pas un musée
il y a une plaque
néanmoins
sur le mur.
On peut entrer?
Non.
Comment ça non?
Ecoutez voir, si on se tient dehors, avec mon interprète de choc Muhsin
dans "Instantanés du monde à Shangani" (cliquez ici pour entendre nos pas dans la demeure aux esclaves)
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 18 décembre 2015

En route pour le paradis

Ils sont des dizaines de millions. Ils se dirigent tous dans la même direction. Ils sont tous vêtus de noir. Ils sont tous, des hommes. Ou presque. Seule une pincée de femmes s’infiltre dans un des plus grands pèlerinages du monde : la visite annuelle au Dieu Ayapa, dans le Kerala. Une route semée d’embuches, mais aussi de franches rigolades. Un chemin de croix, mais aussi une goulée d’espoir, et une mixité des religions étonnante... Mais pourquoi diable les donzelles ne sont pas admises là-haut, sur ces cimes paradisiaques noyées au cœur de la forêt sauvage ? Paradisiaque ? A voir… Où il est question de désirs terrestres à assouvir et de démons à terrasser… Ou bien, le contraire…
« Instantanés du monde à Sabarimala» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Ecoute, fillette

Elles étaient nombreuses
avec moi
dans la cour de derrière
les fillettes
à écouter attentivement
la moindre bribe
que les femmes
averties
elles
laissaient passer
entre leurs rires.
Des trucs de femmes
que les petites
et moi
ne connaissions pas.
Car enfin
comment voir
comment savoir
ce qui se passe
derrière
dessous
dans le noir
hein?
Il y avait des rires
et des histoires murmurées
des accessoires magiques
qui vous tiennent éveillés
longtemps
le soir.
C'est l'intérêt
parfois
d'être une fille
on accède
mon micro et moi
aux secrets
que l'on ne dirait pas
aux hommes reporters...
Parfois mon micro rougit.
Mais oui je partage ( un peu, pas tout, oh!...)
dans "Instantanés du monde à Bouéni" (cliquez ici pour entendre les petits secrets de plaisir des femmes de Bouéni)
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 17 décembre 2015

Porte bonheurs, auspices et démons

Hommage à la déesse mère de Bombay : aux côtés de Sandhya Merchant, découvrez le temple de Mumbadevi. Un endroit bien caché, au cœur de ruelles populeuses, dans une cour entourée de marchés très spéciaux : ici, vous trouverez tous les accessoires nécessaires à la préparation de certains mariages, et vous entrerez dans le quotidien des prêtres-astrologues. Vous mesurerez la place que tient l’astrologie dans la culture indienne, et dans les habitudes des Bombayïtes du XXIème siècle
« Instantanés du monde à Bhuleshwar» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr


Jour J

On dirait une mariée
mais ce n'est qu'une répétition!
Juste pour moi
pour répondre à mes questions
pour voir comment ça se passe
le jour J
ici.
Il n'a pas fallut les pousser beaucoup
les femmes de Bouéni
pour qu'elles sortent le bloc de santal
et que je te râpe
et que je te peigne
et que je moissonne le pied de jasmin
que je sorte des bijoux
et des salouvas
et la musique avec ça.
En un clin d'oeil
la cour de derrière
de chez Tambaati
s'est retrouvée
dans une ambiance de folie.
En moins de deux
la moitié des femmes du village étaient là
alpaguées par la musique
le parfum
les ruisseaux de rire
tandis que le muezzin tentait
d'appeler les hommes
à la prière
aux dernières minutes du jour.
Ecoutez-les
elles
jouer à la mariée
dans "Instantanés du monde à Bouéni" (cliquez ici pour entrer dans la fête)
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 16 décembre 2015

De terre et d’âme

Ils sont grands, ils sont beaux, ils vivent en bande, ils sont forts.
Les Koudrai du Chettinad.
Instantanés du monde court derrière les Koudrai, ces animaux de terre cuite des temples d’Ayaanar : dans cette région du sud de l’Inde, chaque année, les dévots offrent à cette divinité gardienne des villages des chevaux, vaches ou éléphants, montures des dieux. Ces modelages qui peuvent nous paraître des œuvres d’art sont « exposés » ad vitam devant les sanctuaires de villages. Leurs créateurs sont des potiers, qui vous ouvriront leurs ateliers, partageront avec vous leur mode de vie, leur savoir-faire et leurs craintes de voir disparaître ce métier si particulier, entre la terre et les âmes… Car ces hommes sont sans doute plus que de simples artisans aux techniques ancestrales…
« Instantanés du monde à Aranthangi» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Madame

C'est une dame
une belle dame
c'est aussi
un feu follet.
Tambaati.
Elle n'arrête jamais
elle est là
avec son équipe de copines brodeuses
et elle n'est pas la dernière
à se crever les yeux de points d'aiguille minuscule.
Mais elle est là aussi
quand il faut aller à la pêche
ou râper le santal
pour les masques de beauté.
Elle est là aussi
pour chanter
battre des mains
rire à gorge déployée
et murmurer des secrets
de femme
mariée.
Le mot est d'importance.
Ne vous avisez pas
comme moi
de mélanger
plaisir et péché.
Tambaati vous reprend de volée!
Ecoutez-la dans "Instantanés du monde à Bouéni" (cliquez ici pour entendre la leçon de maintien de Tambaati)
Photographie©Anne Bonneau

mardi 15 décembre 2015

Comme on s’éveille, en Chine…

Instantanés du monde suit les premiers pas matutinaux des habitants de Kunming. C’est dans un parc urbain de la capitale du Yunnan que vous rencontrerez un poète amoureux des échecs, un professeur de danse de l’armée menant à la baguette un corps de ballet féminin, des hommes enivrés d’airs d’opéra…
Au bord du lac d’émeraude, les plus de soixante ans s’adonnent encore chaque matin à des arts traditionnels.
Pour tuer ou le temps, ou rattraper le temps perdu ?
« Instantanés du monde au lac d’émeraude» c’est aujourd’hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Moi et mon salouva

C'est ce que l'on voit tout de suite
cette débauche de couleurs
de motifs
de claquements de coton
dans le vent chaud.
Les salouvas
des Mahoraises
que l'on drape
volontiers sur un jean
que l'on remonte sur la tête
quand le temps l'impose
temps de soleil ou de prière.
Que l'on choisit
aussi
avec grand soin
que l'on fait faire
avec
la phrase sibylline
qui bat la cheville
car dans le salouva
se cache toujours
toujours
toujours
un message
particulier.
C'est écrit noir sur blanc
ou rose sur vert
c'est selon
en swahili.
Tambaati vous en parle
dans "Instantanés du monde à Bouéni" (cliquez ici pour comprendre la signification de ces voiles sibyllins...)
Photographie©Anne Bonneau

lundi 14 décembre 2015

Concerto pour fleuve sacré et mosquées…

Ville industrielle du Gujarat au premier regard, Bharuch est aussi un port antique, présent sur
bien des cartes des grands voyageurs de toutes civilisations depuis des millénaires. Melting
pot culturel, la grande cité mêle avec bonheur les assiduités religieuses de tous bords. La
communauté musulmane est nombreuse, au bord de la Narmada, l’un des sept fleuves sacrés
des hindous. Quintessence de cette apparente harmonie, sur une île de ce grand fleuve vivent
encore les souvenirs du saint Kabîr : saint musulman, dont les poèmes entrent dans le livre
sacré des Sikhs, adoré par les Hindous… Instantanés du monde vous mène sur les traces des
grandes religions de l’Inde, qui savent parfois se confondre par la clairvoyance de grands
hommes…
« Instantanés du monde à Bharuch» à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

D'art et d'eau

Cette semaine les "Instantanés du monde" brouillent les pistes
de la terre
de la création
et de l'eau
Avec Kabir, aujourd'hui, ce mystique inclassable
demain en Chine, où l'opéra, la danse et les échecs se retrouvent au bord du lac d'émeraude
mercredi, où des hommes créent des chevaux divins, de terre, et d'eau
jeudi où le ciel vous parle, vous guide, et où on le regarde de très près, à Bombay
vendredi, poursuivez votre élan de la vie
dans le grand chaos d'un pèlerinage
réservé
aux seuls
hommes.
"Instantanés du monde", tous les jours à 13H30 sur Outremer 1ère (cliquez là, vous y accédez direct!)
Photographie©Anne Bonneau

Sagesse, disent-elle

Au milieu de l'après-midi
quand la chaleur se fait moins intense
elles se retrouvent
les femmes de Bouéni
sous la véranda
pour broder
entre elles.
On les voit
depuis la rue
piquer des Bismillah
sur les bonnets de prière
de leurs maris.
En chantonnant.
Bon.
Il y en a aussi qui brodent pour vendre
pour se faire quelque sous
pour préparer leur mariage
par exemple.
Ah, le mariage!
Dès que le mot est lancé
on dirait
que la ruche s'emballe
et toutes filent
dans l'arrière-cour
pour vous montrer
de quoi il retourne
quand on cause
de
cette
union
sacrée.
Elles filent derrière
abandonnant leur sagesse devant...
Les suivre?
C'est possible
dans "Instantanés du monde à Bouéni" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 11 décembre 2015

La maitresse du Coran

Dans le petit village de Bandrélé, au sud de la grande terre mahoraise, chaque soir, les enfants se pressent chez Mariama Soihili. Pas seulement pour acheter les quelques bonbons qu’elle vend devant sa porte, mais pour assister aux cours de l’école coranique. La dame enseigne aux gamins du village, les fondamentaux de la religion : alphabet arabe, prières et gestes rituels. En vous glissant aux côtés des élèves, vous découvrirez les méthodes d’apprentissage, les règles et les coutumes, les cérémonies et l’immense savoir de la fundi : de l’usage des plantes médicinales à la chorégraphie du debbah, de la culture des oranges au cérémonial du premier jour d’école, vous percevrez une autre façon de pratiquer l’islam, en France.
« Instantanés du monde à Bandrélé »
A 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

La routine

On a tellement vu/entendu/lu/imaginé
Bombay comme la ville
de tous les dangers
que j'ai MÊME des amies
qui refusent d'y mettre les pieds
seules
le soir.
Et MÊME la journée.
Je vous jure.
Elles ont lu tout Shantaram, la guerre des gangs, Zee TV news en boucle, etc...
Bon.
Ce que j'aime à Bombay
c'est que le quotidien
des gens
comme vous et moi
est là
à portée de main.
Bon évidemment
s'agit de voir
sans les filtres
de ce que l'on SAIT
qui se passe ici :
on l'a vu
à la télé.
Bon, bref
pour se sentir bien
à Bombay
on peut
se couler
aux côtés de ceux qui y vivent.
C'est ce qu'on a fait
avec le photographe Rahul Patel
qui vous emmènera au bureau
après son petit dej' en famille
histoire de voir
ce qu'est la routine
ici.
Gaffe
vous risquez d'y prendre goût
à la vie Bombaïte...
Ecoutez-le dans "Instantanés du monde à Bombay" (cliquez ici pour entendre Rahul, sa ville, sa vie)
Et pour voir le travail de photographe de Rahul, cliquez ici
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 10 décembre 2015

Ceci n’est pas le monde

Ceci n’est pas le monde et c’est pourtant autour de ce bâtiment emblématique que s’est construit leur monde. Celui des Aurovilliens. Une communauté fondée par celle que l’on appelle ici La Mère, Mira Alfassa. Pour découvrir cette réalisation architecturale majeure, discutez avec un de ses proches, le Français Gilles Guigan, chef du chantier du Matrimandir : un bâtiment-sphère recouvert d’or, dédié à la méditation.
« Instantanés du monde à Auroville » à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau


Les stars et les autres

Pendant des années
le photographe Bombaïte Rahul Patel
s'était fait une spécialité
des prises de vue
de buildings
d'objets
d'usines et de machines
comme il dit.
Et puis un jour
il s'est rendu compte
qu'il était "meilleur avec les gens qu'avec les usines"
comme il dit.
Va pour les gens.
Tous les gens.
De Big B
au vendeur de paan du coin.
Il faut voir son travail en studio
ou ses photos de belles dans les tourelles des palais rajasthanis
mais faut encore plus voir
ses images de Chowpatty.
Ecoutez-le parler de sa ville
dans "Instantanés du monde à Bombay" (cliquez ici pour entendre l'émission)
il n'a pas la langue de bois
pas l'objectif en berne
non plus.
Tout ce qu'on aime!
Cliquez ici pour voir le travail de Rahul Patel
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 9 décembre 2015

Promenons-nous dans les bois

Promenade dans le jardin d’un «  Bonhomme du bois » : le nom donné aux sorciers seychellois… Ferdinand Vidot est herboriste et guérisseur, dans une forêt au cœur de l’île de Mahé. Vous le suivez dans les méandres d’un jardin exubérant et en apprenez beaucoup sur le choix des plantes, leur disposition très particulière et leurs vertus : croyances, influences et mysticisme : la formation de ce vieux monsieur est éclectique… Les clients se succèdent, Ferdinand les conseille et vous fait découvrir ses techniques, très particulières…
« Instantanés du monde à Val d’Endore »
A 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau


mardi 8 décembre 2015

Herbes amères et grands maux

Quatre générations se sont succédées au-dessus des herbes parfumées, dans le Grand Bazar de Port Louis. Aujourd’hui, c’est Jay qui tient le business de l’herboristerie, nourri du savoir transmis par son père, et amendé par les livres… Jay vous fait découvrir son rôle essentiel au bazar -entre médecin et confesseur- tandis qu’autour de lui, les vendeurs de fruits alpaguent le chaland, il se murmure des choses, dans les froissements d’herbes sèches de la famille Mootoosamy. Avec lui, vous parcourrez aussi l’île Maurice profonde, de Plaine Champagne à Nouvelle France,  à la recherche de plantes de plus en plus rares, et à la rencontre de ceux qui savent les « coins » et améliorent leur quotidien à la quête de ces indispensables du bien-être et de la santé.
« Instantanés du monde au Grand Bazar »
A 13H30 sur la1ère.fr

Photographie©Anne Bonneau

La fille derrière l'image

Il y a déjà quelques années
que j'ai rencontré Gayatri Joshi
alors qu'elle était
qu'elle n'était
que
modèle.
Elle parlait un peu français
et égrenait ses rêves
dans des cascades de sourires.
Revoir Paris
manger
de la cuisine française
étudier
l'architecture
à Paris
tant qu'à faire
et aussi
faire du shopping.
Bon.
Changement de programme
Bollywood lui est tombée dessus
et Gayatri est devenue actrice
oh pas très longtemps
juste pour un film
Swades
dans lequel elle excelle.
Et puis
changement de programme
Vivek lui est tombé dessus
l'a épousé
fait deux enfants.
Mais après ça
c'est pas dit
qu'elle ne change pas encore de programme
Gayatri
faudrait la revoir
pour savoir
si l'architecture parisienne
est toujours dans l'air du temps.
J'ai connu des changements de cap plus prononcés
dans le joyeux chaos de la vie!
Pas vous?
Ecoutez Gayatri
son rire
et ses rêves
dans "Instantanés du monde à Bombay" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

lundi 7 décembre 2015

Déterrer les racines

Quelques maisons de terre et de chaume.
Une placette sous un arbre à l’ombre large et légère.
Hluhluwe.
Petit village de sangomas dans l’Etat du Kwazulu Natal, Afrique du Sud.
Les sangomas, elles sont là, devant les cases, à chanter et danser dans leurs vêtements d’apparat. Des cauris dans les cheveux, des jupes noire aux quadrillages blancs, des capes rouges sur les épaules et aux chevilles, des bracelets enjolivés de couvercles de boites métalliques, parfaits pour la danse. Six ou sept femmes plongées dans les chants et danse, frappant de large tambour, et quelques enfants qui les regardent. Des poules passent, indifférentes, dans la poussière ocre. Ces femmes de tout âge dansent, en chœur, en plein soleil.
Une autre les observe, se tenant assise sur ses talons, à l’ombre d’une case. Le visage nu, les cheveux tressés simplement, en jean et tee-shirt blanc. Une « étrangère » au village des sangomas ? Un peu. En tout cas, elle ne perd pas une miette de ce qui se déroule devant elle.
Suivez aujourd’hui Ruth, dans sa quête des médecines traditionnelles d’Afrique du Sud
dans « Instantanés du monde à Hluhluwe »
A 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau


Dans la tête comme au ciel

Je ne sais pas ce que vous avez en tête
mais cette semaine
dans "Instantanés du monde " (tous les jours à 13H30 )
on s'intéresse à ce qu'il y a dans celles
de celles
de ceux
qui
tentent
de nous faire du bien.
Aujourd'hui, rendez-vous avec les guérisseuses d'Afrique du Sud
demain, rencontrez les tisaniers de l'île Maurice,
mercredi un "bonhomme de bois" seychellois partagera ses vues, très spéciales
jeudi, plongée dans les bienfaits de la méditation, au Matrimandir d'Auroville
avant, vendredi, de chanter de divines mélopées, à Mayotte.
Et avec ça
ça devrait aller mieux.
Photographie©Anne Bonneau

Instantanés et autres clichés

Rahul c'est le genre de gars
qui pour parler de Bombay
va vous montrer sa ville
dans ce que lui
trouve
de plus
beau.
Normal
il l'aime
sa ville.
Alors quand il s'agit
de photographier un modèle
belle comme le jour
il la pose là
où la lumière
du jour
lui semble la plus belle.
Sur les tétrapodes de Marine Drive.
Pourquoi pas?
ça attire le chaland
comme mouche en bhel puri
mais il s'en fiche
Rahul
la foule est hors cadre
et la lumière est parfaite
sur la carnation
de Gayatri, Namrata, j'en passe et de plus belle encore (Non? Si!)
Rahul
c'est donc l'histoire d'un photographe
qui aime sa ville
sa lumière
et les filles qui bougent dedans
(mais pas que les filles, aussi les oiseaux, les cerfs-volants, les vendeurs de barbe à papa, j'en passe et de plus insolites...)
Il en parle
de sa ville
des filles
de la photo
et il en parle bien.
Ecoutez-le dans "Instantanés du monde à Bombay" (cliquez ici pour entendre l'émission)
et si vous voulez en voir plus, sur le travail de photographe de Rahul
cliquez là!
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 4 décembre 2015

Tu seras écolo, mon fils…

Instantanés du monde prend un cours d’environnement : depuis quelques années, la petite île de Chumbe au large de Zanzibar reçoit les enfants des écoles pour les sensibiliser à la fragilité de l’écosystème insulaire et aux répercussions écologiques, mais aussi économiques et sociales, de la dégradation de leur environnement : intelligent et passionnant ! Nous vous invitons à suivre une de ces visites, journée-phare de la construction des citoyens responsables de demain… entre respect, partage et jubilation devant la beauté de leur monde…
"Instantanés du monde à Chumbe", à écouter aujourd'hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Un pas vers le monde


Les cours de danse
à Taukua
c'est tous les jours
et ça se sait.
La musique à fond
les ordres de Maryse
ses encouragements
et ses imprécations
en cas
de faux pas
et tout ça
dans la cour
en plein air
en plein soleil
au vu
et au su.
De quoi attirer
de nouvelles recrues
de quoi donner envie
de prendre de la joie
et de l'assurance
aussi
envie
de pouvoir faire
un jour
un pas
vers le monde.
Ecoutez Maryse
entre deux conseils
à ses filles
en parler
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 3 décembre 2015

Backstage


Après le cours de danse
on souffle
on se lave les pieds
on s'éponge
et on s'en grille une.
Les blagues s'échangent
les rires fusent
l'une attrape un ukulélé
l'autre se moque
sans s'insulter
important ça
pas de ça
ici
" c'était un tic avant, on s'insultait tout le temps dans le quartier. Mais ici, il y a une boite à gros mots..."
Un gros mot
même un petit pas beau
et c'est 100 francs
dans la boite.
Quand elle est pleine
qu'est ce qu'on achète avec?
Pas des clopes
ni des sodas
des aiguilles et du fil
pour fabriquer des costumes de danses
et on prend aussi une pièce
le dimanche
pour la donner 
à la quête.
Ecoutez ces danseuses
rire
et rêver
backstage
Photographie©Anne Bonneau


Primaire et pas si simple


Plongez Pierre Baissac dans une forêt loin du monde et hors du temps : son imagination n’en demande pas plus pour prendre des raccourcis vers le passé. Ce Mauricien à la barbe blanche a des yeux bleus qui pétillent à la simple évocation d’une forêt primaire. Là, il est dans son élément : sensible au moindre craquement des branches, au souffle du vent sur la cime des ébéniers, à l’odeur de mousse, aux parfums d’orchidée : Pierre Baissac capte tout ça quand vous et moi ne sentons rien que… la forêt.
Pas plus que nous ne comprenons un brin de ce qui se trame sous le couvert. 
Evidemment, il est rare le temps passé à baguenauder en forêts primaires, et disparus donc, nos sens aiguisés des hommes des bois que nous étions, certainement, dans le passé. Pierre, lui, cultive ses qualités, rares pour un homme contemporain.
Suivez-le, dans "Instantanés du monde sur l'île aux Aigrettes", c'est aujourd'hui à 13H30 sur la1ère.fr.
à l'heure du café, ça change de parfum.

Roulage et tanguis, ou le contraire


C'était pas l'heure de la répèt'
mais comme j'étais là
allez
Maryse a demandé aux filles
de me faire une petite démo.
Elles rentraient du foot salle
un peu défaites
un peu exténuées
et après une bonne pause vacances.
Autant vous dire
que la reprise
a été dure.
Vous croyiez que ça se fait
finger in the nose
le roulage de hanche
et autre tanguis du bassin?
Les filles souffrent
Maryse ne les lâchent pas
le problème, c'est qu'elles ont grossi pendant les vacances"
Ah bon?
Le problème
c'est rien qu'à tenir un micro
vous ruisselez
alors là
même avec la musique à fond
difficile
de tenir
le pas
sans 
gémir
aux Marquises
comme le disait Brel.
Ecoutez les 
les filles
(Brel aussi, si vous voulez, mais c'est pas là)
les filles
elles
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 2 décembre 2015

Aller pêcher au cormoran…

Aller pêcher au cormoran, c’est possible, sur le lac Erhai, dans le sud-ouest de la Chine. Pour combien de temps encore ? A 49 ans, Yang Ying Zhu n’en démord pas : les cormorans, c’est une histoire de famille, de traditions, d’identité des minorités Baï, pas question d’abandonner, restrictions gouvernementales des périodes de pêche ou non. Comment faire perdurer une activité traditionnelle dans la Chine moderne ? Jusqu’où peut-on aller pour sauver la culture à tout prix, sans virer dans le folklore ? Passez une journée sur une barque, au milieu des cormorans, vous y gagnerez un bon bol d’air, et des réponses à ces questions…
"Instantanés du monde surSur le lac Erhai", à écouter aujourd'hui à 13H30 sur la1ère.fr

L'oeil du cyclone


Je l'avais vue
sur le quai
en train d'alpaguer le chaland
en anglais
avec une fougue
et une chaleur
peu commune.
Maryse.
Chez elle
elle semble
la reine des abeilles
entourée d'enfants
de jeunes
de musiciens
à qui il faut accorder
la guitare
ou le ukulélé.
Posée
réfléchie
pailletée de rires
de cris
de chants
de blagues
de ceux
qu'elle veut
aider
à aller
en bas
vers le monde
à ne pas rester
au quartier
ce quartier
qu'on regarde
de haut.
Une reine
vous dis-je
Photographie©Anne Bonneau

mardi 1 décembre 2015

Monstre sacré

Instantanés du monde se frotte à un mastodonte de la culture indienne : l’éléphant ! Au Kerala, région sylvestre de l’Inde, l’éléphant sauvage voit son territoire rétrécir comme peau de chagrin. C’est ainsi qu’à Konni, petite bourgade sur les contreforts des Ghats occidentaux, un camp a été créé pour venir en aide aux éléphants amochés par la vie… Pour les sauver de situations de souffrance ou de péril, ils sont amenés ici, dressés et utilisés pour le service du département des forêts. Dans une région où les liens avec cet animal sont des plus ambivalents, cette immersion dans le camp de Konni est une façon de découvrir le quotidien de ces animaux menacés, et de leurs cornacs… Une journée à Konni, de quoi botter en touche les idées reçues et autres images d’Epinal autour de l’éléphant… Que reste-t-il des vertus et des qualités d’un animal extraordinaire, lorsqu’il est domestiqué ? Ses plus proches voisins, vous le diront…
"Instantanés du monde à Konni", à écouter aujourd'hui à 13H30 sur la1ère.fr
Photographie©Anne Bonneau

Oiseaux des îles



Elles sont jeunes
elles sont belles
elles chantent comme des oiselles
elles vous offrent des fleurs
et des sourires
et moi
je suis
un peu
mal à l'aise.
Nourrie de trop de récits
des explorateurs
et pas assez
de récits
de celles
qui les accueillaient
alors...
Qui sont-elles
ces donzelles
préposées
au sacro-saint
accueil?
Y'a qu'à les suivre!
Vous verrez
alors
qu'elles sont jeunes
qu'elles sont belles
qu'elles dansent
sur du reggae
du Orie Deck
et du Dougie.
Ouf, des filles vivantes
pas des cartes postales!
Photographie©Anne Bonneau

lundi 30 novembre 2015

Byzance!


On a beau savoir
que tout ça
est bien organisé
bien prévu
bien rémunéré
tout ça
l'accueil
les danses
les guirlandes
et les fruits
on ne peut s'empêcher
de tomber à genoux
mains tendues vers le ciel
(au moins, minimum, voire, pleurer de joie)
devant
l’opulence        
des parfums
des saveurs
des sons
de la gaîté
qui font pétiller
tout
ça.
Folklore, business ou tradition?
Qu'en pensez-vous?
Des éléments de réponse
Photographie©Anne Bonneau

C'est bête mais bon

Je vous aurais bien mis
la musique de "trente millions d'amis"
mais je sais pas vous
mais moi je déteste
les musiques qui vous envahissent
quand vous ouvrez une page
sans que JE (enfin, vous, en l’occurrence) ne l'ai décidé.
Donc
à nu
le programme
pas bête
des "Instantanés du monde"
de la semaine
sur Outremer 1ère
Aujourd'hui, à 13H30 (comme chaque jour, 13H30, faut-il vous le rappeler?)
suivez le pas d'un boeuf Moka, à la Réunion.
Mardi, celui d'un éléphant, dans le Kerala
Mercredi ceux des cormorans ( si si, vous verrez qu'ils marchent, aussi!) en Chine
Jeudi, ceux des tortues de l'île aux Aigrettes ( comment ça vous êtes pressés?)
et vendredi, chatouillez les nageoires de tout ce que vous voulez, l'eau est à 28° à Zanzibar (ah ah, vous êtes moins pressés, là tout de suite, non?)
Photographie©Anne Bonneau

C'est pour moi?


Le jour de mon arrivée
à Nuku Hiva
il y avait
des petits groupes de musiciens
postés partout
sur le quai
au marché
sur la digue
du front de mer.
Genre
y'avait plus
qu'à s'adosser
à un pilier
un cocotier
un auvent
et toc
sortir le micro.
Ma parole
du rêve.
C'est pour moi?
Ben non
juste
pour le petit millier
de touristes
qui débarquait
du gros paquebot
arrêté là
au coeur de la baie.
Et c'est tous les jours comme ça?
Non!
Heureusement disent certains...
Ecoutez, la grande parade d'accueil
et tout ce que cela induit
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 27 novembre 2015

Pour le savon

Ce n'est pas par amour de la belle ouvrage
que les gars suent sur ces bateaux de bois.
Ce n'est pas qu'ils rêvent de voyage
eux
ils ne partent pas
restent là.
C'est souvent pour ça
pour pouvoir rester là
vivre là
dignement
au village
avec les proches.
Pour ça
pour ça
il faut bien des années
ou un père charpentier
avec qui
tout petit
on a appris le métier.
Pour les autres
il faut s'y mettre
il faut apprendre
il faut s'y tenir
des journées de labeur
pas payées
enfin
si
juste
un peu d'argent
pour le savon.
Ecoutez la vie de ceux qui restent
à terre
entre le sable
et les troncs de palétuviers
dans "Instantanés du monde à Nungwi" (cliquez ici pour entendre leurs vies)
Photographie©Anne Bonneau