vendredi 15 décembre 2017

Valorisation des déchets

Prenez une île
pas bien grande
pas de quoi creuser
des trous énormes
pour un enfouissement
au pourrissement incertain
-juste la mémoire
qui pourrit
doucement.
Prenez une île donc
et faites en sorte
que rien ne se perde
et que tout se transforme.
Ici
à Anse Réunion
on sait faire.
La noix de coco
on la casse
on fait du coprah
on extrait l'huile
avec un moulin
et un taureau
le taureau mange les restes
des noix sans huile
les coques
font carburer le calorifère
pour sécher les noix
le taureau laisse des traces
posées fissa
au pieds des plantes
qui poussent mieux ainsi.
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 14 décembre 2017

La fin des cocos

C'est la fin
qui a encore besoin
aujourd'hui
des cocos?
Alors que la terre
peut être vendue si cher
alors que l'on déverse
chaque jour
des mannes
des antipodes
par bateau
par cargo...
Qui a encore besoin
de s'user la peau
à faire
de l'huile de coco
aux Seychelles?
Je leur demande.
Maeva répond
qu'elle n'encourage personne
à manger ça
trop gras.
quand elle dit personne
ça vaut pour les étrangers.
Ici
sur l'île de la Digue
on cuisine encore allegro
avec les quelques cocos
rescapés
de la ruée
au foncier
Photographie©Anne Bonneau

mardi 12 décembre 2017

Foin de nostalgie

D'un coup sec
avec son sabre affûté
elle décapsule
la noix de coco
Maeva. 
C'est sans appel.
Dans ses mots
c'est pareil
pas question
de  niaiser.
Pas question
de s'ébattre en nostalgie
sur le temps d'antan
qui était mieux avant.
Monsieur Ernesta est bien d'accord
il égrène les noms d'îles
où l'on faisait le coprah
ça sonne joli
à mes oreilles
il me les nettoie d'un coup.
Un boulot de forçat.
Là.
Foin de nostalgie
on va pas pleurer non plus
faut le faire
on le fait
demain
on verra...
Photographie©Anne Bonneau

lundi 11 décembre 2017

Le passé en fumée

Il reste une ferme ou deux
sur cette île
pas plus.
Surtout en bas
sur la côte.
Cette île
c'est la Digue
une des plus touristiques
s'il en est
des Seychelles.
Il reste une ferme
avec une petite plantation
de cocotiers
qui produisait
autrefois
l'huile
indispensable
en milieu insulaire.
Depuis
la terre agricole
a changé de nom
et ici
à la ferme de l'Union
on s'emploie
et on emploie
à tour de bras
pour que les feuilles sèches
des cocotiers
disparaissent
dès potron-minet
ça ferait tâche
sur les photos des touristes.
Ecoutez la vie dans cette ferme
un peu particulière
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 8 décembre 2017

Trop frais

Vous avez le choix
sur les routes du Rajasthan.
Vous arrêter pour boire un thé
y'en a partout
à toute heure du jour
et de la nuit
ou alors
un soda
souvent pas très frais
même quand il est
dans une vitrine
réfrigérée
et puis aussi
un gobelet d'eau
nettement plus frais
dans un pot en terre
sur lequel
on a envie
de poser
son front.
Jusqu'à quand
ces vases patinés
resteront-ils
encore
en devanture?
Tant que les vitrine réfrigérées
brasseront
le même air
que la canicule
environnante
sans doute...
Ecoutez d'autres histoires
du chaud
et du frais
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 7 décembre 2017

Les fuites

Autrefois on s'y mettait tous
le village tout entier
allez, à la pioche 
à la pelle
et c'est parti.
Branle-bas de combat
pour creuser
les bassins
de récupération
des eaux pluviales.
Et puis
après
les instances coloniales
puis le gouvernement
s'en sont mêlés
et on s'est dit
ayé
le problème de l'eau
est réglé.
Mouais.
Aujourd'hui on réalise
que si l'on ne remet pas
la main à la terre
pas grand chose
ne se fera.
ça n’empêche pas
les petits futés
les gros bonnets
de profiter
de la manne
céleste...
Ecoutez Monsieur Karmekam
dévoiler les rouages
des fonds
alloués
à l'eau
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 6 décembre 2017

Roue persane et autres figures acrobatiques

C'est pas un exercice de gym
ou une figure de patinage artistique
avec un nom pareil.
En vérité en vérité
ce n'est pas une roue persane
mais une Araghatta.
Ah.
Ce n'est pas un truc de Kama Sutra
c'est ça
cette roue archaïque
qui permet
de remonter les eaux
par la seule force
des buffles
et d'un savant imbroglio
d'engrenages.
C'est aussi
un vertige
que se tendre le cou
dans ce puits ouvert
aux parois couvertes
de mousses 
et de fougères
quand tout autour
la terre crépite.
Photographie©Anne Bonneau

mardi 5 décembre 2017

Oasis

Tout autour, ça brûle
le soleil
la poussière
les klaxons perpétuels
les cris 
et le pétaradage, voire la pétaraditude 
des rickshaws, motos, scooters
et autres véhicules
motorisés
non identifiés.
Et là
sous le manguier
ces pots de terre
qui invitent
à la pause.
De l'eau fraîche
à disposition
du chaland
respectueux
forcément respectueux.
Enfin
les gobelets
sont tout de même attachés
par une mince ficelle
aux branches du manguier
qu'on ne tente pas
de garder par les routes
cette parenthèse fraîche
au creux de la main
au fond de la poche...
Ecoutez ces moments
minuscules
et
essentiels
Photographie©Anne Bonneau

lundi 4 décembre 2017

A la volée


On dirait comme ça
à voir cette auguste machine
qu'elle travaillerait
normal
en ligne
et que j'en trace une
et que je m'en retourne
sans surprise.
Sauf que
vous êtes en Inde, là.
Donc
pas obligé 
de faire 
tout droit
tout rectiligne
tout bien dans les clous
etc.
Alors, la méthode ici
c'est de balancer
des grains de maïs
à la volée
devant le tracteur
et que la herse
hop
les enfouisse en terre fissa.
Je ne sais pas
si la musique à fond
dans le tracteur
est là
pour faire s'envoler les aigrettes
qui viennent piquer 
dans la terre fraîche
ou juste
pour donner
un côté Bollywood
au boulot.
Ecoutez-ça
Photographie©Anne Bonneau

dimanche 3 décembre 2017

Eau courante

Elle est partout
normal
elle est nulle part
l'eau
en ces contrées arides
alors elle est partout
à chaque coin de rue
ces pots de terre cuite
qui gardent l'eau fraîche
fraîche
même
par canicule ordinaire.
Des pots que la municipalité
ou les particuliers
mettent à disposition
des passants assoiffés.
Ecoutez Dinesh le potier
en parler
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 1 décembre 2017

De la beauté

Pour savoir ce qu'on a le droit
le devoir
de montrer
quand on est dans la rue
en Tunisie
nous sommes parties, Inès et moi
dans les salons de beauté
histoire d'entendre parler
des usages
de la bienséance
et autres protocoles
histoire de savoir
en quoi cela engage
de sortir
attifée ou pas
dans la rue.
Nous voilà atterries chez Souhad
et à la porte
on ne peut que buter
sur le bagou de Suzanne.
Dès qu'elle dit "Mon fiiiiiiiiiils!"
je vous jure
c'est comme si vous y étiez!
Là, dans le salon de Souhad
on parle du dehors
avec des airs craintifs
mais là, entre le bac et le séchoir
derrière le rideau de lamelles de plastique anti-mouche
on jase
on cause
on chante
on rit
on se montre son dernier soutif
les sms de son chéri
bref
la vie.
Ecoutez-la, dans "Instantanés du monde, dans les rues de Tunis" (cliquez ici pour l'entendre)
Photographie © Anne Bonneau

jeudi 30 novembre 2017

La femme qui n'avait pas de rue

Bien-sûr qu'elle a une rue
Olfa Youssef
Bon
faut déjà la trouver
mais quand on y est 
pas difficile de repérer sa maison
c'est celle devant laquelle
veillent nuit et jour
des policiers.
Privée de rue
pour cause de danger
privée d'extérieur
pour cause de menace de mots
de menace de mort
privée de liberté ?
Pas de celle de parler!
Olfa est visée car elle parle de la rue
entre autre
de la femme dans la rue
de la femme dans le monde
de la place de la femme
dans les livres
et aussi
et surtout
dans le Coran.
ça déplaît fort.
Elle a des mots passionnants à partager
sur la femme
son voile
sa rue
sa liberté.
écoutez-là, dans "Instantanés du monde, dans les rues de Tunis" (cliquez ici pour entendre le rire et les mots d'Olfa)
Photographie © Anne Bonneau     

mercredi 29 novembre 2017

Des mots pour pavés

On la connait parce qu'elle écrit
Shams Radhouani Abdi
mais quand elle parle
ses mots sont des oiseaux
ou des pavés qui volent
dans les manifs
c'est selon
selon
son inspiration.
Mais alors pour une fois
ne vous fiez pas
pas uniquement
à sa voix mélodieuse
son français chantonné
telle une petite fille
qu'elle est loin d'être.
Même si elle avoue
j'ai peur
ça n'a rien d'un lamento
juste
qu'elle n'a pas
la langue de bois.
Même si ses mots chantent
et sourient
elle n'a rien mais rien
d'une ingénue
ou d'une ravissante idiote.
Derrière son engagement lucide
il y a des heures de réflexion
de débats 
de lectures
et des kilos de courage.
Ecoutez Shams
parler de slam
de rue
de droits
de provocation
dans "Instantanés du monde, dans les rues de Tunis" (cliquez ici pour l'entendre) 
Photographie © Anne Bonneau

mardi 28 novembre 2017

Le corps d'Amira

C'est pour me parler de son corps
que j'ai rencontré Amira Chebli
son corps
et celui des autres
femmes.
Il faisait un froid de gueux
elle était empaquetée comme moi
et dans la rue
derrière elle
des femmes passaient
voûtées sous les voiles
et les paletots.
Qu'un de mes papiers s'envole au vent glacial
et Amira saute d'un bond le parapet
pour aller le récupérer
tel un feu follet.
Amira Chebli est comme ça
vive comme la bourrasque
et réfléchie comme la lumière sur les murs blancs nous entourant.
Si je vous la fait rencontrer
c'est qu'elle a tout un monde à raconter
à propos du corps des femmes
dans la rue.
Tout comme la metteur en scène
Leila Toubel
qui observe nos gestes
nos postures
en fonction
de notre environnement.
Ecoutez ces belles donzelles
parler d'elles
et de nous
dans "Instantanés du monde dans les rues de Tunis" (cliquez ici pour les entendre)
Photographie © Anne Bonneau

lundi 27 novembre 2017

à la rue

ça c'est typiquement
le genre de rue
dans laquelle
les Instantanés du monde
aiment à baguenauder.
Suffisamment tranquille pour causer
mais pas trop pour que ça ne craigne pas
suffisamment ensoleillée pour que l'on cause longtemps
mais pas trop
pour que celles qui craignent le soleil
ne veuillent pas abréger la conversation
trop vite
pour
ma curiosité.
Et pourtant
c'est pas du tout
dans une ruelle de Sidi Bou Saïd
que nous nous sommes posées
les filles
et moi
pour parler
de la rue
de leurs rues
de Tunis.
Il y avait du bruit
du vent
des gars qui nous écoutaient
mais elles n'avaient même pas peur
et n'étaient surtout
pas pressées sur ce sujet
d'importance
leur place
à elles
les filles
dans la rue.
Ecoutez-les
dans "Instantanés du monde dans les rues de Tunis" (cliquez ici pour les entendre)
Photographie © Anne Bonneau

samedi 25 novembre 2017

Liberté

C'est le mot qui leur vient en bouche
aux charbonniers de Yémen
la liberté
de pouvoir travailler comme ils veulent
à leur rythme
sous leur soleil
c'est le sentiment qui s'exprime
lorsque vous passez des journées
avec eux
dans des bois loin du monde
loin d'un mercantilisme ambiant.
Des forêts qui seraient gratuites d'accès
comme une plage
normal quoi.
Normal?
Vivez un autre rythme
un autre monde
dans "Instantanés du monde à Yémen"
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 24 novembre 2017

En noir et noir

Les crépitements sont somptueux
la fumée pique les yeux
quand le feu s'achève
que l'eau est lancée
qu'on ouvre le tas
ce sont alors des lingots noirs
qui gémissent sous les fourches
et les escarbilles s'élèvent.
Poussière noire
charbon
des clichés?
Pas vraiment
de la réalité
en noir et très peu de blanc
pour encore longtemps?
Ecoutez les derniers charbonniers de l'île Maurice l'évoquer
dans "Instantanés du monde à Yémen"
Photographie © Anne Bonneau

jeudi 23 novembre 2017

Robinsons

Dans les bois de Yémen
Pierre a choisi de vivre seul.
Sa dame l'attend à Palma.
Stélio lui a convaincu la sienne
de le suivre ici
sur les tas de charbon.
Un jour à couper
un jour à cuire
une savante cuisine
une baraque contre les orages.
Mais aussi la chasse
les cuissots de chevreuils qui sont offerts
quand l'un ou l'autre fait le rabatteur
pour les fusils.
Une vie de Robinson, au coeur du coeur de l'île.
Vous y plongerez
dans "Instantanés du monde à Yémen"
Photographie © Anne Bonneau

mercredi 22 novembre 2017

Trois feux

Ils sont trois
à se partager les bois
du domaine de Yémen.
Trois hommes
trois feux
trois charbonniers qui ont décidé
-à moins que ce ne soit la vie-
de rester ici
de revenir ici
voire pour le plus jeune
de tenter de vivre
de ces bois.
Ils sont si loin de la vie de la côte
des plages
des touristes
des avions survolant les terrils sombres
si brièvement
que de là-haut
on ne peut savoir.
Nous vous invitons
à passer du temps avec eux
dans "Instantanés du monde à Yémen"
Photographie © Anne Bonneau

mardi 21 novembre 2017

Au charbon

Il maîtrise.
Il maîtrise le feu
il maîtrise la flamme
il maîtrise le temps.
Il le passe là
le temps
au fond du bois
à peser savamment le tronc
la terre
la flamme.
On ne s'improvise pas charbonnier
mais lui sait faire.
Sait prendre le temps aussi
de s'en griller une petite
de faire réchauffer la mok en tol où bout le café
de vous expliquer
la vie
ici
dans les bois.
Ecoutez-le dans "Instantanés du monde à Yémen"
Photographie © Anne Bonneau



lundi 20 novembre 2017

Les hommes du bois

Au-dessus des forêts de Yémen 
montent parfois des lignes de fumées verticales. 
Pas un souffle d’air. 
Des fumées blanches
aux antipodes des feux de cannes brûlant habituellement dans ces contrées.
Yémen, un domaine forestier au Sud-ouest de l’île Maurice. 
Autour des forêts s’étageant jusqu’au faite des montagnes
un océan de canne : Médine. 
L’usine sucrière ne tourne plus. 
Nulle fumée au-dessus des cheminées. 
Seules s’élèvent les fumée des forêts. 
Des hommes vivent là-haut. 
Loin du monde de la côte
des cultures intensives 
et de la productivité. 
Les derniers « marrons » de la société. 
Les charbonniers de Yémen.
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 17 novembre 2017

Reprendre souffle

Voilà
ça c'est typiquement l'endroit
où l'on peut
reprendre souffle
dans une grande cité indienne!
Sarkhej Roza
une mosquée
fréquentée par tous
toutes religions
et havre de paix
quand on rêve de se rafraîchir les idées.
Evidemment il faut venir dans le bon créneau
car le beau tombeau
aux moucharabiehs de marbre
peut aussi
devenir une annexe de la dernière rave en date.
Décibels et transe assurés.
Si si.
Ecoutez, c'est dans "Instantanés du monde à Ahmedabad".
Photographie © Anne Bonneau

jeudi 16 novembre 2017

Ne me touche pas

Ne me touche pas
c'est écrit
c'est dit.
Bon
j'aimerais bien
mais franchement
on se demande comment
cela peut être possible
de ne pas se toucher
dans ce maelstrom
que sont les rues
de la grande cité d'Ahmedabad!
On vous y emmène cette semaine.
Rassurez-vous
on sait aussi vous trouver
des zones de répit
embarquez!
Photographie © Anne Bonneau

mercredi 15 novembre 2017

Courir, à quoi bon?

On peut se laisser happer
à Ahmedabad
par le fièvre du trafic
par les éclats de vie
tourbillonnants
comme dans toutes mégapoles
de l'Inde
ou d'ailleurs.
on peut se laisser absorber
ici aussi
par le mode de vie
de ceux qui ont choisi
l'isolement.
C'est la chambre de Gandhi
à l'ashram de la Sabarmati.
"Instantanés du monde à Ahmedabad"
vous y emmène.
Chut.
Photographie © Anne Bonneau

mardi 14 novembre 2017

Pétales de vent

Deux bambous
un papier de soie
et les rêves décollent.
Une fois par an
les ruelles d'Ahmedabad
voient fleurir des brassées de cerfs-volants
au plus profond des ruelles
des venelles
des lacis
où s'entremêlent
les rires et les défis
de monter toujours plus haut
de sauter vers le ciel
de se croire immortel.
C'est une fête d'équinoxe
à se brûler les ailes.
Ecoutez-la dans "Instantanés du monde à Ahmedabad"
Photographie © Anne Bonneau

lundi 13 novembre 2017

Tu l'as lu?

Il est poussiéreux
tâché
corné
mille fois corné
il a voyagé
avec moi
celui-là.
Si je vous emmène entre ses pages
c'est pour un voyage
en filigrane d'une embardée
dans une Ahmedabad littéraire
imaginaire
mais o combien
pragmatique
et physique néanmoins.
Ahmedabad?
"Le pire endroit au monde pour tomber amoureux"
C'est dit.
Ecoutez en vingt minutes
de quoi vous mettre l'eau à la bouche
et tomber amoureux
de cette ville-là
dans "Instantanés du monde à Ahmedabad"
et après, filez acquérir ce bouquin
ou
partez en voyage.
Photographie © Anne Bonneau

dimanche 12 novembre 2017

Paresses et autre siestes

Ceci est une invitation
une invitation à passer en mode
écoute
à laisser filer le vent
les oreilles bercées par les mots
et les envolées
du temps.
Dans cet "Instantanés du monde à Ahmedabad"
vous passerez de 1930 à 2030
du ciel au caniveau
et même plus bas
et qui sait
même plus haut.
Il sera question de l'âme et de la boue
bref
de la vie.
Venez.
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 10 novembre 2017

A la conquête des étoiles

Je me demande ce qu'ont dû penser 
les maîtres et les moines taoïstes 
quand ils ont vu arriver Jingxiu 
- qui s'appelait encore Karine- 
chez eux
la première fois...
Aujourd'hui la Française est une star.
Shiao se moque d'elle et l'appelle "TV Star"
Aujourd'hui, elle est invitée par les médias
reconnue par les religieux
à l'aise dans ses ballerines
elle côtoie les étoiles
rêve de s'en approcher définitivement.
sur la montagne Weibaoshan
Peut-être
un jour
cette femme sera l'abbesse 
du temple de la Mère des étoiles.
Elle vous raconte son parcours
- je n'ose dire son ascension-  
Photographie©Anne Bonneau