mardi 17 octobre 2017

Appelez-le « Maître »

Sur la montagne d’An-Ning
ont été construits 
il y a une dizaine d'année 
des temples et monastères bouddhistes
représentatifs des trois grandes écoles du bouddhisme chinois.
Vous en saurez plus, dans "Instantanés du monde à An-Ning"
A la tête de cette institution gouvernementale, il y a un chef
Maître Chu
Un moine
qui vous reçoit dans son bureau
un open-space bardé d'écrans d'ordinateurs.
Mais personne ne travaille devant.
Avec une table de réunion pouvant accueillir une cinquantaine de personnes.
Sans personne.
Et un salon d'apparat à la table basse massive couverte d'offrandes 
- ou ce qui ressemble à des offrandes- 
fleurs et fruits frais
bouquets de lys
bols de kumquats
graines et bougies.
Autour de la table des fauteuils massifs sont recouverts de housses de tissu 
décoré d'un logo du lapin Playboy.
Ah.
Il y a
ailleurs
des congrégations religieuses qui se feraient moucher pour moins que ça...
Photographie©Anne Bonneau

lundi 16 octobre 2017

A première vue…


A première vue, An-Ning est une petite ville idyllique
Assez loin des usines pétrochimiques croisées en route
entre montagne du Phoenix 
et montagne du Dragon.
Des montagnes couvertes de cèdres
de pins
de bambous
d'azalées
de fougères et de platanes aux feuilles rousses en cette saison.
Au pied desquelles bouillonne des sources chaudes
captées en bains dans des pavillons d'allures anciennes.
Réservés aux hauts fonctionnaires de l'état
Tout comme les hôtels de luxe
clos de murs
dans cette apparente nature.
Interdits aux manants de notre sorte.
Mais on a le droit
d'aller donner son obole aux monastères piqués sur la montagne
l'entrée est gratuite.
Photographie © Anne Bonneau

samedi 14 octobre 2017

Loin de quoi?

"T'y vas toute seule à Hatiheu?"
qu'on m'a demandé
au petit quai.
"Ben oui, pourquoi?"
"Tu feras attention sur la route, il a plu."
Ah.
J'aime pas trop ce genre de recommandation
sauf quand ça vient
de ceux qui me connaissent
et me prennent pour une dingue
parce que je pars
toute seule.
Bon.
Mais là
c'était pas dit au hasard
sans doute
et j'ai vite compris
en avançant vers la vallée
que les troncs venaient sans doute tout juste d'être poussés sur le bas-coté
et que nom d'un chien
oui
ça glissait.
En arrivant
Yvonne m'a parlé 
de la route d'il y a trente ans
"Pas une route-voiture, une piste cavalière. On mettait cinq heures et demi pour venir.
Maintenant, à cheval, on met deux heures".
ça glisse aussi un cheval?
Tient, j'essaierai, la prochaine fois.
Ecoutez la vie dans les vallées marquisiennes
dans "Instantanés du monde, à Hatiheu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

vendredi 13 octobre 2017

Les ados

Ils sont en vacances
chez eux
dans la vallée.
D'habitude
ils sont internes
en ville
et ne rentrent que le weekend.
Alors, ils râlent
parce que la vallée
"Côté ambiance, c'est pas vraiment ça".
Comme des ados à la campagne, quoi.
Mais eux 
en plus
ils font le ménage à la maison
et sortiront après
quand tout sera terminé.
Et aussi
ils vont à la cocoteraie
le matin
à 7H.
Une fille avoue même un 3H et demi qui fait pouffer les autres de rire
Y'a toujours pire...
Bref
le matin
ils se font piquer par les moustiques
l'après-midi
ils s'ennuient.
Mouais.
Je ne vous dit pas les parties de volley endiablées
que j'ai captées
et les ribambelles de rire
de chants
et autres Tapatapa
qu'ils ont offerts à mon micro.
Ecoutez-les, dans "Instantanés du monde, à Hatiheu" (cliquez ici pour les entendre)
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 12 octobre 2017

Merci Karl

Je l'ai vu partout
cet ouvrage
sur l'archipel des Marquises.
En pages photocopiées
dans les tiroirs des artisans
épinglées au mur
lavées de soleil et de poussière
et là
encore
dans le petit musée
de la vallée d'Hatiheu
reproduit en couleur
en grand
en détails
en témoignage incontournable
d'une époque révolue.
Une banque d'images
de motifs
oubliés
utilisées aujourd'hui
sur le bois
la pierre
le papier
le corps.
Il s'appelle Karl von den Steinen
l'auteur de ces remarquables études
et ses bouquins
sont aujourd'hui
presqu'aussi introuvables
qu'un tiki en vallée.
D'où, les photocopies.
Ecoutez Yvonne l'évoquer, dans "Instantanés du monde, à Hatiheu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

mercredi 11 octobre 2017

Paparazzi

Elle est dans le musée
pardon
dans la "salle patrimoniale"
de Hatiheu
cette photo.
J'ai passé pas mal de temps
à éplucher
les mille infos
de ce lieu
à m'émerveiller
devant les objets
et du coup
Yvonne
qui m'accompagnait
s'est assise
sur une chaise en plastique
à l'entrée
m'enjoignant à prendre mon temps.
Mon regard
soudain sorti d'un monde lointain
où les hommes portaient parures d'oiseaux
et capes en cheveux de vieillards
s'est posé
simultanément 
sur la photo
et la dame
assise
dans la même position.
Se peut-il?
Oui
oui
oui
dit Yvonne
en rougissant presque comme une adolescente
"C'est mon ancêtre. La dernière Reine de la vallée."
Mais chut
pas la peine de s'en vanter.
Ok
je ne l'ai pas dit
dans "Instantanés du monde à Hatiheu" (écoutez, en cliquant là, et vous verrez...)
Photographie©Anne Bonneau

mardi 10 octobre 2017

Sous la plage...

On pourrait rester là
à écouter les palmes bruisser
à regarder les gamins
sur leur planche
voire
leur emprunter leur planche
pour voir.
Mais si vous vous asseyez
sur un banc posé là
devant la baie d'Hatiheu
vous aurez de fortes chances
de voir Yvonne
s'y asseoir avec vous.
Et vous raconter.
Ces deux sites
de chaque côté des ailes des montagnes
deux sites tabous
où se tiennent les tikis
montant sur les pirogues
et plongeant
pour indiquer aux pêcheurs
les bancs de poisson.
"Enfin, moi je l'ai pas vu, c'est mes grands-parents qui racontaient ça!"
Alors
la baie
prend 
une profondeur 
nouvelle.
Bien plus riche
que les arabesque
d'une planche
sur la vague.
Ecoutez ce que vous offre Yvonne cette semaine
dans "Instantanés du monde à Hatiheu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Un supplément d'âme.
Photographie©Anne Bonneau

lundi 9 octobre 2017

Derrière elle

Que va-t-elle laisser
derrière elle
Yvonne?
Des cailloux!
Car Yvonne est ce genre de personne
qui s'insurge
quand elle voit
dans les musées occidentaux
des trucs
qui poussent
d'habitude
dans sa vallée.
Alors
Yvonne prend sa pioche
et son courage
pour garder
les cailloux
sur sa terre.
Comprenez
sa force de persuasion
pour faire fouiller des archéologues consciencieux
dans sa vallée d'Hatiheu
"Et tout ce qu'on trouve, ça reste ici!"
Histoire de rendre aux villageois
ce qui leur appartient
au fond.
Ecoutez Yvonne Katupa
et son amour du patrimoine
dans "Instantanés du monde à Hatiheu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

samedi 7 octobre 2017

De la peau au kilomètre


La peau
c'est ce truc très mince
très souple
très doux
très fragile aussi
que les mains expertes
de l'atelier de Monsieur Foo Kune
plient comme ventre mou
sur des tables farinées de frais.
La peau
c'est la pâte
utilisée pour faire les raviolis.
Ici on en fait au kilomètre
et on en vendrait trois fois plus.
L'atelier bruisse et s'époumone
de poudre butant sous la tôle.
Le client ne cesse ses entrées
dans cet antre
où le tofu fige en bidon
où Monsieur Foo Kune s'accorde quelquefois
un petit roupillon
un lit dans un coin.
Des allers et venues
comme dans son delta des perles
autrefois...
Ecoutez l'artisan en parler
dans "Instantanés du monde à Port Louis"
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 6 octobre 2017

Manger!

"Avez-vous déjà mangé?"
C'est avec cette formule
que Monsieur Foo Kune nous accueille
au lieu
du si commun
"Comment ça va?".
C'est dire l'importance de la nourriture
surtout en période de fête
comme cette semaine.
Inutile de vous préciser
que l'activité bat son plein
au fond de cette petite ruelle de Port Louis
dont les gourmets se refilent
l'adresse
qui
ne paie
pas
de mine...
"Instantanés du monde à Port Louis"
vous la dévoile
écoutez-le ici!
Photographie © Anne Bonneau

jeudi 5 octobre 2017

Entendre des voix

On nous l'a murmuré
dans les pagodes mauriciennes
lorsque nous échangions
sur les coutumes
propres à cette fête
de la lune d'octobre.
C'est le moment idéal
pour contempler l'astre
le chercher dans le ciel
mais aussi
son reflet
dans les lacs et les mares
car enfin
on le sait
le reflet
est aussi important
que l'original.
Il faut la fixer longuement
la lune
pour une vie plus longue
il faut penser à ses proches
pour que l'écho de nos pensées
les portent
penser aux disparus aussi
et
on nous l'a murmuré dans les pagodes
peut-être alors
les entendre
nous parler...
Ecoutez un "Instantanés du monde à Port Louis" bien vivant, en cliquant ici!
Photographie © Anne Bonneau


mercredi 4 octobre 2017

Du partage

Si vous avez la chance de vivre à l'île Maurice
et d'avoir des voisins urbains
vous recevrez aujourd'hui
c'est sûr
quelques gâteaux la lune.
Obligé.
C'est la fête
donc
on partage.
Les gâteaux la lune?
De sorte de gros cannelés
assez simples
mais
ornés d'un joli bas-relief
une esquisse de lapin
ou
d'un vieil homme
bref
ce que vous voyez
quand vous regardez la pleine lune!
Comment ça, ça ne vous dit rien?
Vous ne regardez pas la pleine lune?
C'est ce soir ou jamais!
La date est propice!
Levez les yeux
et écoutez "Instantanés du monde à Port Louis" en cliquant ici
Photographie © Anne Bonneau

mardi 3 octobre 2017

Dans mes bagages

Qu'emmèneriez vous sur une île déserte?
Quel serait le seul objet
que vous glisseriez dans vos bagages
pour un voyage au long cours
un voyage
sans doute
sans retour?
Aux siècles derniers
les Chinois venus à Maurice
du sud du continent
ne seraient sans doute pas partis
sans ces moules.
Des moules à gâteau
pour une fête d'importance
bien plus qu'une anecdote
un lien
avec
l'histoire
la famille
les ancêtres
les esprits
un art
de
vivre.
Ecoutez "Instantanés du monde à Port Louis" en cliquant ici.
Photographie © Anne Bonneau

lundi 2 octobre 2017

Éloge des apparences

C'est ce qu'on voit (sent?) en premier
des ces rues de Port Louis
à Maurice
c'est ce qui nous fait nous lécher les babines
les parfums
de mines frites
qui arrivent fort à propos.
Oui, je considère que dix heures du matin
est une heure décente
pour s'enfiler une petite barquette
eh, les reporters sont des gens matinaux!!!
La mine c'est le plat national
enfin, un des.
Mon ami Tristan
grand conseiller sur l'art de vivre mauricien
l'aime sexy.
Entendez, toute nue!
Sans fioriture
sans habillage
sans babillage.
Cette semaine "Instantanés du monde"
-fête de la lune oblige!-
file dans les coulisses
de la communauté chinoise mauricienne
et par quoi elle commence?
Par manger!!!
Ecoutez "Instantanés du monde à Port Louis", en cliquant ici
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 29 septembre 2017

Des filles qui battent

C'était la première fois qu'ils venaient en Inde
ce groupe de tambouriers de la Réunion.
Des petits jeunes qui s'attendaient à tout
ce qu'on leur avait promis
et même
pire.
Mais sûrement pas
à ces surprises que le sous-continent
sait
si souvent
vous réserver...
Une impro de tambour
avec une école rurale
perdue au fond des bois.
Et là
une bande de filles
faisant face aux p'tits gars
et battant aussi bien
mais
en dansant
en 
même
temps.
"Elles déchirent!"
disait un de ces gars bouche-bée.
A la fin
ils ont joué
tous ensembles.
Leurs tambours mêlés
c'était trop frais!
Croyez-moi.
Photographie©Anne Bonneau

jeudi 28 septembre 2017

Fièvre du dimanche soir

C'est comme ça tous les dimanches soir
sur le front de mer de Pondichéry
une foule dense qui déambule
et les vendeurs de sorbets
barbe à papa
et guirlandes de jasmin
qui imposent
des arrêts
dans ce flot
incessant.
Sauf que cette fois-ci
un petit groupe de Réunionnais
faisait de la concurrence
aux vendeurs de maïs grillés
pois chiches à grignoter
tranche de pastèque à croquer.
Avec leurs tambours de peau
ils ont attiré les foules
comme des mouches.
Bien plus savoureux
que les glaces au lait
les bulles de savon
les concombres au piment.
Ecoutez le petit effet qu'il font
sur "la promenade" 
comme on dit là-bas
avec l'accent...
Dans "Instantanés du monde au Tamil Nadu" (cliquez ici pour entendre l'ambiance!)
Photographie©Anne Bonneau

mardi 26 septembre 2017

Feu sacré



Ils ont sans arrêt besoin de feu
quand ils se promènent dans la rue
les tambours sacrés.
Oui c'est sûr
il y en a qui fument
mais c'est plutôt
pour tendre leur tambour
que les gars
demandent du feu
au premier venu.
Comme là
il s'agissait d'ouvrir un cortège
à un rythme soutenu
pas question
d'alpaguer le chaland.
Non
les organisateurs avaient prévu
une petite charrette
et un pot de terre
contenant le feu.
D'ailleurs 
il y en a un
qui s'est fait taper sur les doigts
car il a voulu allumer le feu
avec sa cigarette.
Nelson n'a pas aimé.
Non mais
le feu
c'est sacré
comme un tambour.
Suivez-les dans "Instantanés du monde au Tamil Nadu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau

lundi 25 septembre 2017

D'une plage à l'autre

Il y en a qui sur la plage
font griller des sardines
ou du lard
c'est selon.
Eux
quand ils franchissent la digue
pour fouler le sable blanc
c'est pour se griller la peau.
Ou plutôt celle de leurs tambours.
Une petite répétition
au grand air
proche de cet océan
qui rapproche
des racines
et des autres
aussi
parfois
pour les Tambours Sacrés
de la Réunion.
Une quinzaine de gars
qui s'adonnent
sur une plage du Tamil Nadu
à l'art de la baguette.
Que diable sont-ils venus faire
dans cette fournaise?
Ecoutez l'aventure de jeunes tambouriers
souhaitant renouer
avec leur racines
tamoules
dans "Instantanés du monde au Tamil Nadu" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Et vous
iriez-vous?
Renouer avec vos racines?
Photographie©Anne Bonneau

samedi 23 septembre 2017

Espèce de gourou

ça dure deux heures
chaque matin
la méditation
et le yoga
pour les 250 élèves de l'école.
Et ça rigole pas.
Il est comme ça
Dr Nambiar.
féru de discipline
bardé d'idées inoxydables.
Gourou?
Pas vraiment
pas religieux pour une roupie
adepte
-en témoignent les murs
couverts d'affiches
de maximes
et d'autres mots précieux-
du Mahatma Gandhi.
Méditation
yoga
prière avant les repas
Pas de la religion
juste
du bon sens
et du respect.
Ecoutez-le en parler
plus en finesse que moi!
Photographie © Anne Bonneau

vendredi 22 septembre 2017

Dissoudre la timidité

Elles veulent toutes
me chanter quelque chose
mais bon
pas si simple
de se lancer
comme ça
au débotté
dans le micro
d'une étrangère.
Certaines y vont franco
d'autres forment des groupes
quelques-unes
fondent
de timidité.
Pas grave.
je serais encore là demain.
Au petit matin
loin de la foule
elle s'avance
avec un petit papier
à la main
chiffonné dans la paume
sa chanson.
Elle vous l'offre
d'une voix sûre
Photographie © Anne Bonneau

jeudi 21 septembre 2017

Belles images

Il avoue
en murmurant
dans mon micro
que ce qu'il aime ici
c'est la couture.
Alors
bien-sûr
les copains
d'Aman
un garçon de douze ans
rigolent.
Bien-sûr.
Il ne posera pas
pour la photo.
Pas plus
que les donzelles
obligées de balayer la cour
elles s'envolent
en un bruissement de jupe
si je fait mine
de sortir
un appareil photo
Oh
Faut pas trop en demander
quand même
Alors.
Ecoutez les murmures d'Aman
les rires de ses amis
les espoir des enfants
entendez leurs pudeurs
Photographie © Anne Bonneau

mercredi 20 septembre 2017

Réfugiées

ça ressemble à un refuge de montagne
mais ce n'est pas un refuge de montagne.
Enfin
si
peut-être un peu
en fait.
L'internat des filles
de l'école
Pazhessi Raja.
Un refuge
dans les montagnes
du Kerala.
Spartiate.
Ici
les enfants des tribus des forêts
peuvent recevoir
une éducation
un châlit
une assiette pleine
une esquisse d'avenir.
Une pause
l'après-midi
pour jouer au karom.
J'adore ce son
frrrot-clac!
dans le dortoir désert.
Ecoutez-le
Photographie © Anne Bonneau

mardi 19 septembre 2017

En chasse!

Il arrive là
pour son cours
de l'après-midi.
Kerloo
c'est lui
le professeur.
Il apprend
aux enfants
de l'école  Pazhessi Raja
à tirer à l'arc
"Aux garçons seulement, les filles, ça les intéresse pas!"
Ah bon?
Bon.
En tout cas
c'est pas pour le fun
pas pour chasser non plus
"On n'a pas le droit. Faut y aller en cachette"
c'est juste
pour transmettre les traditions
aux enfants des tribus
qui oublient doucement
leur art de vivre.
Peut-être aussi
on pourra
un jour
faire des champions
de ces génies de l'arc.
Un jour
peut-être
quand les filles s'y mettront?
Ecoutez Kerloo l'envisager, 
ou pas
dans
Photographie © Anne Bonneau

lundi 18 septembre 2017

P'tit déj' de rentrée


Deux galettes
une louche de pois-chiche.
Bon appétit!
Enfin non,
prière obligatoire
Om Om Om
Shanti shanti shanti
et c'est parti.
ça se passe comme ça
à l'école Pazhessi Raja
là-bas
au fond des bois
dans le Kerala.
Les élèves font la cuisine
ça fait grincer les dents
des parents
quand ils en ont encore
des dents
ou des parents.
C'est selon.
Allez, pour changer
faites la rentrée des classes
de cette école pas comme les autres
Photographie © Anne Bonneau

lundi 11 septembre 2017

A tire d'aile

Il reste des endroits
au monde
où elles vont bien
les abeilles.
Des îles
assez au large
pour n'être pas décimées
par les mécaniques modernes...
Aux Marquises
et
sur la petite île de Rodrigues.
Ici les abeilles font même plus
elles viennent à la rescousse
de ceux
que la vie a bouleversifié de ses secousses.
C'est ainsi qu'un Britannique et une Écossaise
ont tissé des liens
entre abeilles
et 
handicap
dans une île profondément rurale.
L'abeille, le sourd et l’Écossaise
ça pourrait être une fable
c'est un joli conte en vérité
à écouter dans "Instantanés du monde à Camp du Roi" (cliquez ici pour entendre l'émission)
Photographie©Anne Bonneau